UEMOA : les routes font 5.000 morts chaque année

"Les systèmes d’information sur le niveau de sécurité routière au niveau de l’UEMOA ne sont pas bons", a déclaré Gouali Emmanuel Yoro, responsable de la sécurité routière à la Commission de l’UEMOA à Ouagadougou.
"Mais on a une moyenne de 30.000 accidents par an avec à peu près 50.000 blessés et 5.000 tués environ dans l’espace communautaire", a ajouté M. Yoro cité par le site officiel du gouvernement togolais.
De plus, ces chiffres sont "totalement en deçà de la réalité", selon M. Yoro. Le mauvais état des routes, les fautes humaines, le mauvais entretien des véhicules, des réglementations insuffisantes et peu appliquées sont les principales raisons de cette hécatombe, selon cet expert.
"L’idée est de remettre les routes en l’état et d’en construire d’autres de façon à avoir un réseau routier qui permette à l’ensemble de l’espace d’être opérationnel au plan économique", a indiqué M. Yoro.
Des responsables des transports et de sécurité des pays membres de l’UEMOA sont réunis de lundi à jeudi pour évaluer les performances du Programme régional de sécurité routière.
Le 15 novembre, un car transportant 92 personnes, soit 27 de plus que sa capacité, avait quitté Koudougou (Burkina Faso) pour San Pedro (Côte d’Ivoire) lorsqu’il est entré en collision avec un camion transportant du sucre à Boromo (Burkina Faso) faisant 69 morts.
Cet accident est considéré comme l’un des plus meurtriers de ces dernières années en Afrique de l’ouest.
L’UEMOA réunit 8 pays de l’Afrique de l’ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.