Union Africaine : six candidats dont un Ouest-africain toujours en lice pour remplacer Konaré


PAR OUESTAFNEWS

En dépit de quelques tractations au niveau diplomatique, aucun de ces candidats n’a encore annoncé son intention de se retirer à quelques semaines du sommet des chefs d’Etats et de gouvernement prévu fin janvier a Addis Abeba, selon les milieux diplomatiques.
Parmi les candidats figure le Sierra-léonais Abdulai Osman Conteh, qui a derrière lui une riche carrière de haut cadre tant dans son pays qu’à l’étranger. Ce docteur en droit, ancien professeur à l’Université de Sierra Leone y a aussi été plusieurs fois ministre et a servi comme expert juriste en dehors de son pays. Actuellement il occupe les fonctions de "Chief Justice" de l’Etat de Belize, dans les (Caraïbes).
Egalement en lice deux dames: Antoinette Batumbwira, ancienne journaliste et actuelle ministre des Relations extérieures du Burundi, en poste depuis 2005 et Inonge Mikusita Lewanika, actuelle ambassadeur de la Zambie aux Etats Unis. La diplomate zambienne se prévaut, d’être parmi les dames lobbyistes ayant poussé l’U.A à accepter le principe de la parité hommes/femmes au niveau des instances dirigeantes de l’Union africaine, selon son CV officiel obtenu par Ouestafnews.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères du Gabon depuis 1999 Jean Ping, est aussi candidat à la succession de Konaré.Ce diplomate chevronné a commencé sa carrière au sein du système onusien, notamment à l’Organisation des nations unies pour l’éducation et la culture (Unesco). Avant les Affaires étrangères il a occupé plusieurs autres postes ministériels dans son pays.
Selon la presse burundaise, le Gabon serait en train de s’activer au plan diplomatique pour obtenir le retrait de la candidature burundaise, afin de faire campagne "seul au niveau de l’Afrique centrale".
De son côté le Swaziland présente la candidature de Barnabas Sibusiso-Dlamini, ancien premier ministre (de 1996 à 2003) qui siège actuellement au Conseil consultatif du petit Royaume d’Afrique australe. Expert comptable de profession, il a été plusieurs fois ministres dans son pays.
Enfin Cassam Uteem, ancien président de Maurice, où il fut le chef d’Etat resté le plus longtemps au pouvoir, et où il jouit d’une très grande popularité. Il avait démissionné de son poste de chef d’Etat en février 2002, quelques mois avant l’expiration de son mandat, pour montrer son opposition à l’adoption dans son pays d’une loi anti-terroriste controversée.
Alpha Omar Konaré, dont le mandat arrive à terme, ne se représente pas. Il reproche aux chefs d’Etats africains de ne pas respecter les engagements qu’ils prennent au niveau de l’organisation panafricaine, et surtout leur manque de volonté réelle pour en faire une instance africaine dotée de réels pouvoirs pour parler et agir au nom de l’ensemble du continent.