Vente d’actions Sonatel à France Telecom: l’Etat sénégalais fait marche arrière

Le Sénégal qui détient 27 % des actions de la Sonatel et France Télécom qui en détient 42 % avaient annoncé le 8 avril dans un communiqué conjoint la signature d’un protocole d’accord par lequel le Sénégal envisageait la cession d’une partie de ses actions (9,87 % du capital) à France Télécom, d’ici « la fin du premier semestre 2009 ».
La décision de surseoir à la vente « a été prise au bout de dix jours de négociations », rapporte l’Agence de Presse Sénégalaise (APS, officielle).
Ces négociations avaient mis autour de la table des conseillers du président de la République Abdoulaye Wade et diverses parties opposées à la vente, dont les travailleurs de la société.
Au lendemain de l’annonce de la décision de cession, les travailleurs de la Sonatel, le patronat sénégalais et les médias du pays ainsi qu’une partie de la classe politique, avaient unanimement dénoncé un « bradage » du patrimoine national que « rien ne saurait justifier ».
Le ministère des finances avait alors expliqué la décision par des besoins de trésorerie, l’accord signé avec France Telecom devant rapporter à l’Etat sénégalais 200 milliards FCFA.
La nouvelle solution trouvée pour combler ce besoin de trésorerie, selon l’APS, est pour le « Sénégal de contracter un emprunt entre 145 et 218 milliards contre le nantissement des actions pendant une période déterminée ».